
Ce que vous ne voyez pas fait toute la différence.
Sous nos pieds, un réseau complexe travaille chaque jour à préserver la santé publique et la nature.
Canalisations, stations d’épuration, laboratoires… Chaque maillon de cette chaîne invisible joue un rôle essentiel.
Au Luxembourg, les eaux usées de nos maisons, écoles, commerces et hôpitaux sont collectées, transportées et traitées avant de rejoindre les rivières. Ce travail quotidien, discret mais vital, protège les écosystèmes, limite les maladies et garantit un cadre de vie sain pour tous. Cette page vous ouvre les portes de ces infrastructures indispensables et vous montre comment elles transforment l’eau usée en eau propre.
Le voyage de l’eau usée, étape par étape
De la bonde de votre douche aux rivières, l’eau usée suit un parcours bien défini. Voici les principales étapes de son voyage.
Le saviez-vous ?
94% des répondants pensent que l’eau est traitée, dont 85% qu’elle passe par une station d’épuration. C’est bien le cas : la majorité des eaux usées suivent ce parcours avant d’être rendues à la nature.
Les types d’infrastructures
Chaque goutte d’eau usée suit un parcours bien organisé. Derrière ce trajet, une série d’équipements, souvent invisibles, travaillent ensemble pour collecter, transporter, traiter et restituer cette eau à la nature. Voici les types d’infrastructures qui rendent tout cela possible.
Canalisations
Les égouts évacuent les eaux usées. Cela comprend les eaux usées provenant des ménages et des entreprises ainsi que les eaux pluviales provenant des surfaces imperméables. Dans le système mixte, les deux sont acheminés vers la station d’épuration, tandis que dans le système séparatif, seules les eaux usées sont acheminées vers la station d’épuration, les eaux pluviales étant évacuées vers le cours d’eau récepteur.


Ouvrages de délestage
Les ouvrages de décharge du système unitaire évacuent, en cas de fortes pluies, les eaux usées excédentaires fortement diluées de manière contrôlée vers le cours d’eau, afin de soulager le réseau d’assainissement et de protéger la station d’épuration.
Stations de pompage
Les stations de pompage élèvent les eaux usées vers des niveaux plus élevés afin de leur permettre de continuer à s’écouler, même dans des zones de terrain plat ou difficile.


Bassins de rétention
Les bassins de rétention des eaux pluviales du système séparatif stockent temporairement l’excédent d’eau de pluie et régulent l’écoulement vers le cours d’eau ou le réseau d’eaux pluviales.
Stations d’épuration
Les stations d’épuration traitent les eaux usées au moyen de procédés mécaniques, biologiques et chimiques avant leur rejet dans un cours d’eau.


Traitement des boues
Lors du traitement des boues, les boues d’épuration produites sont stabilisées, déshydratées et valorisées.
Traitement quaternaire
La quatrième étape de traitement assure un affinage supplémentaire de l’eau et permet d’éliminer les micro-polluants, les germes ou d’autres substances nocives.


Laboratoires d’analyse
Les laboratoires d’analyse surveillent la qualité de l’eau et des boues à chaque étape du processus de la station d’épuration.
Où se trouvent les stations près de chez vous ?
Chaque station d’épuration a ses spécificités : taille, technologie, syndicat gestionnaire… Grâce à cette carte, explorez celles proches de votre commune, découvrez leur fonctionnement et apprenez comment elles participent chaque jour à la dépollution de l’eau.
Les acteurs qui rendent tout cela possible
Du personnel en station aux ingénieurs réseau, des chercheurs aux agents d’entretien… Ils sont nombreux à faire tourner la machine chaque jour. Apprenez-en plus sur les métiers, les compétences et les visages qui composent ce secteur essentiel.

Chef d’équipe
Les chefs d’équipe coordonnent et organisent la répartition des tâches de leurs collaborateur·rice·s afin d’assurer un fonctionnement efficace des stations d’épuration. Parallèlement, ils supervisent le processus d’épuration ainsi que l’exploitation des installations associées.
L’expérience du terrain
Depuis 2008, je travaille comme mécanicien industriel au sein du S.I.A.C.H., un métier que j’exerce avec passion grâce à sa grande diversité. Les missions vont de l’entretien extérieur aux interventions techniques sur les principales machines de traitement des eaux. La station d’épuration est un environnement exigeant, où fiabilité, sécurité et respect des normes environnementales sont essentiels. Notre rôle est d’assurer le bon fonctionnement des installations mécaniques, électromécaniques et hydrauliques afin de garantir un traitement optimal des eaux usées. En juin 2023, j’ai évolué vers la fonction de préposé adjoint, puis en janvier 2026 vers le poste de préposé du département du fonctionnement et entretien. Cette évolution m’a permis de développer à la fois mes compétences techniques sur un site renouvelé et mes compétences humaines et organisationnelles. J’encadre aujourd’hui une équipe de 19 personnes, une responsabilité stimulante qui demande écoute, patience et esprit d’équipe. Malgré les défis du quotidien, contribuer au service public et à la protection de l’environnement reste une source de motivation constante.

Giuseppe Macri
Préposé du département du fonctionnement et entretien, au SIACH depuis 2008

Maître d’exploitation
Les maîtres d’exploitation en station d’épuration veillent à ce que les eaux usées provenant des ménages et des entreprises soient correctement traitées dans les stations d’épuration avant d’être rejetées dans la nature. Ils protègent ainsi l’environnement, les cours d’eau et notre santé.
L’expérience du terrain
Depuis 2022, je travaille au sein du SIDERO en tant que mécanicien pour l’exploitation des stations d’épuration. La station d’épuration représente un défi permanent, car elle est alimentée par le réseau d’assainissement et nous n’avons aucun contrôle sur la composition des eaux usées. En fonctionnement normal, l’installation est entièrement automatisée et nous nous occupons principalement de l’entretien et du contrôle des machines ainsi que de la biomasse. Cependant, il arrive régulièrement que, suite à des accidents domestiques ou sur la voie publique, des substances dangereuses telles que des produits chimiques, de l’essence ou du mazout pénètrent dans la station d’épuration. Dans ces situations, nous devons tout mettre en œuvre pour respecter les valeurs de rejet et assurer l’élimination sécurisée de ces substances. L’exploitation d’une station d’épuration dépend également des conditions météorologiques et des températures, ce qui fait qu’aucune journée de travail ne se ressemble. Cette nécessité constante de s’adapter aux conditions extérieures rend ce métier particulièrement intéressant.

Tom Morth
Agent d’exploitation de station d’épuration au SIDERO depuis 2022

Agent de maintenance
Les agents d’entretien des égouts et des stations d’épuration veillent au bon fonctionnement et à la maintenance des égouts et des installations de traitement des eaux usées. Ils contribuent à éviter les dysfonctionnements et à protéger l’environnement et la santé.
L’expérience du terrain
Depuis 2022, je travaille au sein du SIDERO en tant que mécanicien pour l’exploitation des stations d’épuration. La station d’épuration représMon métier de mécanicien de maintenance pour les installations de traitement des eaux usées est marqué par de nombreux défis. La diversité des machines et des équipements dont nous assurons l’entretien permet d’effectuer chaque jour un travail différent et intéressant. Dans notre atelier parfaitement équipé, nous réalisons de manière autonome toutes les réparations et opérations de maintenance courantes sur les pompes et autres machines. En cas de panne, la créativité est souvent requise afin de remettre l’installation en service dans les plus brefs délais.

Laurent Faber
Collaborateur du SIDERO dans le domaine de la maintenance depuis 2010

Laborantin
Les analystes de laboratoire examinent des échantillons en laboratoire afin de déterminer les substances, les valeurs et les éventuelles contaminations. Leur travail fournit des bases importantes pour les contrôles environnementaux, sanitaires et qualitatifs.
L’expérience du terrain
Ce qui me plaît particulièrement dans mon métier, c’est sa grande polyvalence et les défis constants qu’il comporte. Presque chaque jour, il s’agit de résoudre de petits ou grands problèmes tout en faisant preuve de flexibilité. L’alternance entre le travail de bureau, les réunions, le laboratoire et les interventions directement sur la station d’épuration rend le quotidien professionnel varié et stimulant. Les journées où tout ne se déroule pas comme prévu, lorsque des équipements tombent en panne, que les conditions météorologiques ou techniques compliquent les prélèvements, ou que des situations imprévues surviennent, exigent de réelles compétences organisationnelles. Je n’hésite cependant pas à relever ces défis : au contraire, mettre la main à la pâte, intervenir directement sur les machines et contribuer activement à la résolution des problèmes me procure une grande satisfaction. D’autant plus lorsque, malgré les difficultés, toutes les exigences ont pu être respectées en fin de journée. J’apprécie tout particulièrement de pouvoir, à travers mon travail, contribuer à la protection de l’environnement et rendre quelque chose à la nature. Les techniques de traitement des eaux usées évoluent constamment, avec de nouveaux projets et innovations. La perspective d’améliorer continuellement les processus tout en continuant à apprendre rend ce métier particulièrement passionnant et attractif pour moi.

Nadia Huet
Responsable technique au laboratoire du SIDEN depuis 2016

Chef de projet
Les chefs de projet planifient, coordonnent et pilotent les projets afin qu’ils soient réalisés dans les délais, de manière efficace et dans le respect du budget convenu.
L’expérience du terrain
Ce qui me plaît dans mon métier, c’est sa diversité. Certaines journées sont consacrées à des réunions, d’autres au travail de terrain, que ce soit pour résoudre un problème d’évacuation des eaux ou pour assurer le suivi d’un chantier. Nous travaillons en collaboration avec différents partenaires : les communes, les administrations étatiques, les bureaux d’ingénieurs-conseils, les entreprises de construction et, parfois, les habitants directement concernés. Ce que j’apprécie, c’est le fait de voir les projets aboutir : un réseau rénové ou un bassin d’orage mis en service. Cela permet de contribuer, à notre échelle, à l’amélioration du cadre de vie, de la santé publique et à la protection de l’environnement. C’est un métier exigeant, mais intéressant, qui offre peu de routine. Notre réseau d’assainissement est un système vivant qu’il faut comprendre, anticiper et optimiser !

Carine Guilloteaux
Chef de projet Service Technique au SIACH, depuis 2020

Informaticien
Les informaticiens travaillant dans les stations d’épuration développent et gèrent des systèmes de contrôle et de surveillance numériques afin de garantir l’efficacité, la sécurité et la fiabilité du traitement des eaux usées.
L’expérience du terrain
Mon département combine l’électromécanique et l’informatique et accompagne les installations techniques du SIDEN depuis leur conception jusqu’à leur mise en service et leur exploitation courante. Nous développons et programmons tout en interne, des systèmes de commande, de mesure et informatiques à l’infrastructure numérique, en passant par les solutions web et logicielles (backend et frontend en C# ainsi que les applications mobiles Android). Nous assurons la surveillance à distance de nos stations et veillons à la fiabilité de la mise en réseau de tous les sites. Actuellement, nous investissons également beaucoup d’énergie dans le renforcement de la cybersécurité à tous les niveaux, en vue de notre futur statut d’infrastructure critique. La combinaison de la technologie, de l’innovation, de la sécurité et du travail pratique sur des projets rend nos tâches quotidiennes particulièrement variées, passionnantes et motivantes.

Jean-François Differdange
Chef de Service Electro-Mécanique et Informatique au SIDEN depuis 1999
Consultez nos FAQ
Que puis-je faire personnellement pour soulager les stations d’épuration ?
Même les petites mesures peuvent aider : ne pas jeter de graisse dans les égouts, ne pas jeter de lingettes humides dans les toilettes, utiliser les produits nettoyants avec parcimonie, éliminer correctement les médicaments et utiliser l’eau de manière responsable.
Puis-je jeter mes mégots de cigarette dans une bouche d’égout ?
Non. La plupart des bouches d’égout sont reliées au réseau d’eaux pluviales et acheminent l’eau directement vers les ruisseaux ou les rivières. Les mégots de cigarette se retrouvent donc directement dans la nature.
L’idéal reste bien entendu de renoncer totalement au tabac.
Pourquoi ne dois-je pas verser d’huile et de graisse alimentaires dans l’évacuation ?
La graisse se solidifie en refroidissant, se dépose dans les tuyaux et provoque des obstructions. Cela entraîne des dommages dans les canalisations et des dysfonctionnements dans les stations d’épuration.
Puis-je jeter des lingettes humides dans les toilettes si elles sont « biodégradables » ?
Non. Même les lingettes humides « biodégradables » ne se dissolvent pas assez rapidement dans l’eau. Elles doivent toujours être jetées avec les déchets résiduels.
Pourquoi est-il important de faire attention à ce que je jette dans les toilettes et les canalisations ?
Tout ce qui finit dans les égouts doit être acheminé vers la station d’épuration, pour y être traité. Certaines substances, telles que les médicaments ou les produits chimiques, sont difficiles, voire impossibles à éliminer et causent des dommages et des coûts élevés. D’autres substances, telles que les graisses et les lingettes humides, peuvent déjà causer des problèmes tels que des obstructions et des amas de graisse sur le chemin vers la station d’épuration, c’est-à-dire dans les égouts.
Comment le traitement des eaux usées est-il réglementé sur le plan juridique ?
La directive européenne relative au traitement des eaux résiduaires urbaines (DERU, directive 2024/3019) remplace l’ancienne directive (91/271/CEE) et fixe les règles applicables à l’échelle de l’Union européenne pour la collecte, le traitement et le rejet des eaux résiduaires urbaines. Elle est actuellement en cours de transposition dans la législation luxembourgeoise.
Par rapport à l’ancienne directive, la nouvelle directive s’applique désormais également aux stations d’épuration à partir de 1 000 équivalents-habitants (EH) (contre 2 000 EH auparavant). L’introduction d’un traitement quaternaire nécessaire à l’élimination des micropolluants présents dans les eaux résiduaires urbaines pour certaines stations d’épuration est inscrite dans la directive.
La directive introduit également l’obligation pour les communes d’élaborer des plans de gestion intégrée des eaux résiduaires urbaines et de réduire les rejets d’eaux insuffisamment traitées (déversements d’eaux mixtes). Les exigences relatives à la réduction des nutriments, notamment l’azote et le phosphore, sont adaptées aux règles reconnues de la technologie.
Enfin, la directive fixe comme objectif l’atteinte de la neutralité énergétique des stations d’épuration d’ici 2045.
Que signifie la notion d’équivalent-habitant ?
La notion d’équivalent-habitant (EH) décrit la quantité quotidienne d’eaux usées par habitant, soit en termes de volume, soit en fonction du degré de pollution. Cette unité permet d’assimiler les eaux usées issues d’activités artisanales, commerciales ou industrielles à celles des eaux usées domestiques correspondant à un nombre donné d’habitants.
L’équivalent-habitant est utilisé en particulier pour l’évaluation et le dimensionnement de la capacité des stations d’épuration. Une station d’épuration est conçue pour un certain nombre d’équivalents-habitants (EH) ; cette valeur correspond à la somme des habitants raccordés et des équivalents-habitants associés aux rejets non domestiques.
Puis-je visiter une station d’épuration au Luxembourg ?
Oui. Plusieurs stations d’épuration et syndicats d’assainissement au Luxembourg proposent des visites guidées gratuites, notamment pour les écoles, les associations, les communes ou les groupes intéressés.
Ces visites permettent de découvrir de manière concrète comment les eaux usées sont traitées et pourquoi un comportement responsable au quotidien est si important.
Des informations sur les visites peuvent être obtenues :
- auprès de sa commune,
- auprès du syndicat d’assainissement compétent,
- ou dans le cadre de campagnes nationales d’information et de sensibilisation, par exemple ici sur le site internet.
Pourquoi les eaux usées nous concernent-elles tous ?
Une eau propre est une condition fondamentale pour la santé, la nature et la qualité de vie. Un regard vers le Moyen Âge montre de manière éloquente les conséquences de l’absence d’évacuation et de traitement ciblés des eaux usées dans les localités : les maladies et les épidémies pouvaient se propager sans entrave.
Au-delà des aspects sanitaires, le traitement des eaux usées revêt également une importance centrale pour la protection de l’environnement. Les eaux usées font partie d’un cycle : ce que nous produisons dans nos foyers aboutit dans nos rivières, dans la nature et, en fin de compte, revient aussi dans notre eau potable.
Qui est responsable des eaux usées au Luxembourg ?
Au Luxembourg, la responsabilité du traitement des eaux usées incombe aux communes. Celles-ci ont toutefois, à quelques exceptions près, transféré cette mission à des syndicats intercommunaux. Il s’agit d’établissements publics de coopération communale au sein desquels plusieurs communes exploitent conjointement les réseaux d’assainissement, les ouvrages de déversement, les stations d’épuration et les stations de pompage. Les syndicats permettent de mutualiser les compétences techniques et les ressources. Ils sont également souvent pertinents d’un point de vue géographique, de nombreuses stations d’épuration étant raccordées à des agglomérations relevant de plusieurs communes.
Des exceptions notables sont constituées par la ville de Luxembourg et la commune de Hesperange : ces communes assurent elles-mêmes, par l’intermédiaire de leurs services techniques, la gestion de leur réseau d’assainissement respectif ainsi que l’exploitation de leur station d’épuration.
Au niveau national, l’État définit le cadre législatif sur la base des directives européennes et assure la surveillance de la qualité de l’eau.
Pourquoi dois-je laver ma voiture dans une station de lavage ?
Dans une station de lavage, l’eau est traitée de manière appropriée et la consommation d’eau est également plus faible. Les eaux usées produites sont raccordées au réseau d’assainissement des eaux usées.
En revanche, lors du lavage sur la voie publique ou dans une entrée privée, des substances telles que les huiles, les particules issues de l’usure des pneus et les métaux lourds peuvent souvent se retrouver directement dans l’environnement, car ces installations sont fréquemment reliées au réseau d’eaux pluviales qui se déverse directement dans les cours d’eau.
Pourquoi dois-je rapporter mes médicaments à la pharmacie ou les déposer en déchèterie ?
Les médicaments contiennent des substances actives qui sont difficilement dégradées dans les stations d’épuration. Lorsqu’ils sont évacués avec les eaux usées, ils se retrouvent dans les rivières, où ils peuvent nuire aux animaux et aux plantes, voire entrer dans la chaîne alimentaire et contaminer nos aliments.
Pourquoi le traitement des eaux usées coûte-t-il de l’argent ?
Les égouts, les stations de pompage et les stations d’épuration doivent être construits, entretenus et exploités. L’exploitation des égouts et des stations d’épuration est techniquement complexe et gourmande en énergie. Les réparations, l’entretien et les techniques de nettoyage modernes engendrent des coûts qui peuvent être réduits par un comportement responsable.
Qu’est-ce que l’eau usée ?
Le terme « eaux usées » désigne les eaux modifiées par leur utilisation provenant des ménages, des entreprises et de l’agriculture (eaux usées) ainsi que les eaux de pluie provenant de surfaces imperméables.
Que se passe-t-il lorsqu’il pleut fortement ?
En cas de fortes pluies, une grande quantité d’eau supplémentaire peut s’écouler dans les égouts. Afin d’éviter toute surcharge, les eaux usées sont stockées temporairement ou évacuées de manière contrôlée. Dans les nouveaux quartiers résidentiels au Luxembourg, la mise en place de systèmes séparatifs est obligatoire afin que les eaux pluviales ne soient pas acheminées vers la station d’épuration.
La station d’épuration peut-elle éliminer tous les polluants de l’eau ?
Non. Certaines substances telles que les micropolluants (médicaments, certains produits chimiques, hormones, résidus cosmétiques) et les microplastiques ne peuvent être éliminées que partiellement ou à grands frais. Il est donc important d’empêcher ces substances de se retrouver dans les eaux usées.
Qu’est-ce qu’une station d’épuration et à quoi sert-elle ?
Une station d’épuration traite les eaux usées par des procédés mécaniques, biologiques et chimiques avant rejet dans le milieu naturel. Elle protège ainsi nos rivières, nos nappes phréatiques et, en fin de compte, nos sources d’eau potable.
Que devient mon eau usée au Luxembourg après avoir disparu dans l’évacuation ?
Au Luxembourg, tes eaux usées sont acheminées via le réseau d’égout communal vers une station d’épuration de ta région, exploitée par la commune ou un syndicat intercommunal. Elles y sont épurées avant d’être rejetées dans des cours d’eau tels que l’Alzette, la Chiers, la Moselle, la Sûre ou leurs affluents respectifs.